Les Décodeurs Atlantic

Tous les jours avec Adil Abdelali, Les Décodeurs Atlantic mettent l’actualité en perspective. Info commentée, points de vues éclairés, confrontation d’idées. Economie, politique, société, sport et culture…
Adil Abdelali
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Replays
00H32m
Sahara : les enjeux de la tournée régionale de Staffan de Mistura
Le ministre des affaires étrangères Nasser Bourita vient de recevoir Staffan de Mistura, l'envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara. Cette rencontre, dans un contexte diplomatique particulièrement favorable au Maroc, intervient à quelques jours d’un nouveau briefing crucial au Conseil de sécurité. Quels sont les enjeux réels de cette tournée régionale de l'émissaire onusien à un moment clé ? Quelle est, aujourd'hui en 2025, la pertinence du processus onusien dans la résolution définitive de ce différend régional ?

Hafid Boutaleb, analyste géopolitique
Anas Abdoun, expert en géopolitique

mer. 26 mars 2025
00H32m
Nominations royales à la têtes du CESE, de l'INPPLC et de l'institution du médiateur

-M. Abdelkader Amara, président du Conseil économique, social et environnemental.

-M. Mohamed Benalilou, président de l’Instance nationale de la Probité, de la Prévention et de la Lutte contre la Corruption.

-M. Hassan Tariq, au poste de Médiateur du Royaume.

mar. 25 mars 2025
00H33m
Politique : l'intérêt général sacrifié sur l'autel des ambitions partisanes ?
À 18 mois des élections législatives de septembre 2026, les grandes manœuvres ont déjà commencé. Le RNI rêve d’un second mandat, le PAM se projette déjà à la tête du "gouvernement du Mondial", pendant que le PI ajuste sa position dans une majorité de plus en plus tiraillée.
Derrière les mots, les gestes trahissent les intentions. Révocations ciblées dans l’Éducation nationale, critiques ouvertes entre alliés, annonces tapageuses sur des plans d’emploi, désignations controversées de responsables locaux : tout donne à penser que les calculs électoraux ont déjà contaminé la gestion quotidienne des affaires publiques. Le gouvernement est-il encore au service de l’intérêt général, ou déjà en campagne pour sa propre reconduction ?

lun. 24 mars 2025
00H34m
Taux directeur, inflation, financement des TPME, monnaies numériques, etc. : débrief du point de presse d’Abdellatif Jouahri
Une décision inattendue, mais non sans fondement. Bank Al-Maghrib a surpris les observateurs en baissant son taux directeur de 25 points de base à 2,25 %. Lors de sa conférence de presse du 18 mars, Abdellatif Jouahri a livré un diagnostic sans détour sur la situation économique et monétaire du pays. Maîtrise de l’inflation, solidité des finances publiques, réserves de change en hausse, soutien aux PME… autant de signaux qui, selon lui, justifient cet assouplissement monétaire.
Mais cette décision est loin de faire l’unanimité. Certains économistes alertent sur le poids des créances en souffrance et les risques d’un financement bancaire encore trop frileux pour soutenir véritablement les entreprises marocaines. Et puis, cette baisse suffira-t-elle vraiment à relancer la croissance et l’emploi ? Une autre question se pose : les banques marocaines, confrontées aux nouvelles régulations européennes, pourront-elles maintenir leur rôle de relais financier pour les MRE ?

Wissam Bouzdaini, journaliste
Karim Barketallah, analyste politique et économique

ven. 21 mars 2025
00H34m
Startups : l'écosystème marocain prêt à décoller ?
L’écosystème des startups marocaines est en pleine mutation. Entre un recul des levées de fonds (-11%) selon le dernier classement Partech Africa 2024 et une augmentation du nombre de transactions (+40%), le paysage entrepreneurial marocain se transforme.
En parallèle, le Gitex Africa Morocco 2025, prévu du 14 au 16 avril à Marrakech, s’impose comme une plateforme incontournable pour les startups africaines. Cet événement, qui mettra en avant des secteurs stratégiques comme l’AgriTech, l’EdTech ou encore la FinTech, souligne l’ambition du Maroc d’accélérer sa transition numérique et de devenir un hub technologique continental.
Si les signes d’une dynamique positive sont bien là, des défis structurels persistent : accès au financement, rigidité réglementaire, et environnement économique encore hésitant. Zoom sur les forces et les faiblesses d’un écosystème encore embryonnaire mais prometteur.

Hicham Amadi, CEO Toogo
Ismail Bargach, CEO WafR

jeu. 20 mars 2025
00H35m
Indice de liberté économique 2025 : une progression en trompe-l'œil ?
Le Maroc a progressé dans l’édition 2025 de l’Indice de liberté économique, gagnant 15 places pour atteindre le 86ᵉ rang mondial avec un score de 60,3. Cette avancée le replace dans la catégorie des pays "modérément libres", après avoir été classé "principalement non libre" ces dernières années. Une belle performance, saluée par la Heritage Foundation, qui met en avant plusieurs réformes facilitant la création d’entreprises et le dynamisme du secteur financier.
Mais derrière cette montée dans le classement, la réalité est plus nuancée. L’économie marocaine reste confrontée à des défis de taille : un marché du travail rigide, une bureaucratie coûteuse, un système judiciaire à l’efficacité contestée et une corruption toujours préoccupante.
Alors, cette progression marque-t-elle un vrai tournant ou n’est-elle qu’un embellissement temporaire d’un système encore trop verrouillé ?

Nabil Adel, enseignant chercheur à l'ESCA
Said Youssef, professeur d'économie à l'université Hassan 2 de Casablanca

mar. 18 mars 2025
00H50m
Mustapha Baitas, un porte-parole sans voix ?
Depuis le 7 octobre 2021, Mustapha Baitas est la voix officielle du gouvernement Akhannouch. Trois ans et demi qu’il tient le point de presse post-conseil de gouvernement, répond (ou pas) aux questions des journalistes et défend, tant bien que mal, le bilan de l’Exécutif. Mais derrière l’exercice convenu des éléments de langage du jeudi, la frustration grandit. Réponses floues, silences pesants sur les sujets sensibles, maladresses verbales… L’homme s’est parfois retrouvé au cœur de la polémique, non pour son franc-parler, mais au contraire pour son art d’éluder.
Au-delà du porte-parole du gouvernement, c’est toute une approche de la communication politique qui est en jeu. Dans une époque où l’information circule plus vite que jamais, où les citoyens exigent des réponses claires et des positions assumées, peut-on encore se permettre une communication verrouillée, une langue de bois généralisée et une absence totale d’anticipation ?

Amine Karkach, consultant en communication politique et affaires publiques
Brahim Rachidi, avocat membre du bureau politique de l'USFP

lun. 17 mars 2025
00H36m
Énergie et diplomatie : vers un nouvel axe stratégique Maroc - USA ?
Le Maroc et les États-Unis ne sont pas seulement liés par des accords diplomatiques et militaires, ils sont aussi de plus en plus proches sur le front énergétique.
En marge du sommet CERAWeek 2025, la ministre de la Transition énergétique Leila Benali a rencontré son homologue américain Chris Wright, marquant un tournant dans la coopération entre Rabat et Washington.
Pourquoi cette rencontre est-elle si importante ? Quelles sont les perspectives d’une alliance énergétique entre les deux pays ? Le Maroc peut-il devenir un corridor stratégique dans l’Atlantique pour l’Europe et l’Afrique ? L’hydrogène vert est-il l’avenir du partenariat Maroc-USA ?

Anas Abdoun, expert en géopolitique, Senior Analyst chez Stratas Advisors
Hafid Boutaleb, analyste géopolitique

ven. 14 mars 2025
00H33m
Entreprendre au Maroc : rêve à portée de main ou parcours du combattant ?
Pendant longtemps, le salariat a été perçu comme la voie royale : un emploi stable, un salaire garanti à la fin du mois, une protection sociale… À l’inverse, l’entrepreneuriat souffrait d’une image d’aventure risquée, souvent perçue comme une solution par défaut face au chômage.
Mais aujourd’hui, les lignes bougent. Avec l’essor du digital, l’évolution des mentalités et l’émergence de nouveaux modèles économiques, de plus en plus de jeunes Marocains osent se lancer.
Pourquoi l’entrepreneuriat reste-t-il encore minoritaire au Maroc ?
Quels freins structurels et culturels empêchent une vraie dynamique entrepreneuriale ?
Les écoles et universités marocaines forment-elles réellement des entrepreneurs ?
Le cadre économique et juridique est-il un levier ou un frein ?

jeu. 13 mars 2025
00H34m
David Buchan III, nouvel ambassadeur des USA au Maroc : quelles perspectives pour les relations entre Rabat et Washington ?
Six semaines après son investiture, Donald Trump accélère la cadence diplomatique.
Contrairement aux administrations précédentes qui privilégiaient souvent Alger pour nommer un ambassadeur en premier, Rabat se retrouve aujourd’hui en haut de la liste des priorités de Washington.
Avec la désignation de Duke Buchan III comme nouvel ambassadeur au Maroc, la Maison-Blanche envoie un signal clair : les engagements pris sous la première présidence Trump – notamment la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara – ne seront pas remis en question.
Pourquoi un tel empressement cette fois-ci ? Quels intérêts stratégiques et économiques lient aujourd’hui Rabat et Washington ? Le Maroc peut-il tirer profit de cette dynamique pour renforcer son partenariat avec les États-Unis ?

mer. 12 mars 2025
00H50m
L’émigration, bouffée d'air économique ou saignée du capital humain ?
L’émigration marocaine est un phénomène ancien, mais son impact sur l’économie et le marché du travail ne cesse de croître. D’un côté, elle agit comme une valve de sécurité, soulageant un marché du travail saturé et générant plus de 8% du PIB en transferts financiers. De l’autre, elle affaiblit l’économie nationale en privant des secteurs clés – santé, ingénierie, enseignement – de talents formés au Maroc.
Faut-il voir l’émigration comme une opportunité ou une menace pour le développement économique du pays ?
Le Maroc peut-il se permettre de perdre chaque année des milliers de médecins, ingénieurs et chercheurs ?
Comment transformer ce phénomène en un levier de croissance et non en une hémorragie de compétences ?


mar. 11 mars 2025
00H34m
Ramadan : spéculation et inflation, comme d'habitude...
Ramadan est un mois de spiritualité, mais aussi de forte consommation. Chaque année, la flambée des prix des produits de première nécessité revient comme une fatalité. Cette année encore, les Marocains constatent une envolée des prix des viandes rouges, du poisson et des fruits et légumes. Le problème ? Les spéculateurs et les intermédiaires, identifiés depuis longtemps mais rarement inquiétés.
Pourquoi l’État semble incapable de s’attaquer à ces acteurs qui perturbent le marché ? Pourquoi les consommateurs doivent-ils payer le prix fort alors que la spéculation est bien connue des autorités ? 
Quelles solutions structurelles pour mettre fin à cette spirale infernale ?

lun. 10 mars 2025