Retour sur la participation marocaine au dernier sommet de l’Union
africaine à Addis-Abeba. Si le royaume a consolidé certains acquis,
notamment en bloquant l’élection de l’Algérie au Conseil Paix et
Sécurité (CPS), il a en revanche échoué à décrocher la vice-présidence
de la Commission de l’UA, un poste qui lui semblait pourtant accessible.
8
ans après son retour au sein de l’organisation panafricaine, le Maroc
continue d’affiner sa stratégie sur le continent. Mais cette édition du
sommet de l’UA pose une question : l’appareil diplomatique marocain
était-il suffisamment préparé à cette échéance ?
Ce
sommet rappelle surtout une réalité : la compétition entre Rabat et
Alger reste plus vive que jamais. L’Algérie, en quête d’un retour en
grâce après des années de revers diplomatiques, a joué sa carte avec
succès en plaçant sa candidate à la vice-présidence de la Commission.
Faut-il y voir une défaite tactique ou un simple contretemps pour la
diplomatie marocaine ?
Hassan Alaoui, Directeur de publication de Maroc Diplomatique
Jawad Kerdoudi, Président de l'IMRI