Depuis le 7 octobre 2021, Mustapha Baitas est la voix
officielle du gouvernement Akhannouch. Trois ans et demi qu’il tient le point
de presse post-conseil de gouvernement, répond (ou pas) aux questions des
journalistes et défend, tant bien que mal, le bilan de l’Exécutif. Mais
derrière l’exercice convenu des éléments de langage du jeudi, la frustration
grandit. Réponses floues, silences pesants sur les sujets sensibles,
maladresses verbales… L’homme s’est parfois retrouvé au cœur de la polémique,
non pour son franc-parler, mais au contraire pour son art d’éluder.
Au-delà du porte-parole du gouvernement, c’est toute une
approche de la communication politique qui est en jeu. Dans une époque où
l’information circule plus vite que jamais, où les citoyens exigent des
réponses claires et des positions assumées, peut-on encore se permettre une
communication verrouillée, une langue de bois généralisée et une absence totale
d’anticipation ?
Amine Karkach,
consultant en communication politique et
affaires publiques
Brahim Rachidi, avocat membre du bureau politique de l'USFP