Pourquoi la politique ne parle t-elle plus aux jeunes Marocains ?

À quelques mois des prochaines élections législatives, une question s’impose : les jeunes Marocains croient-ils encore à la politique ?
L’enquête L’Economiste Sunergia révèle un paradoxe frappant. Si 61% des Marocains disent vouloir voter, l’adhésion chute nettement chez les 18-34 ans. Chez les plus jeunes, la défiance domine : manque de confiance dans les partis, promesses non tenues, sentiment que le vote ne change rien.
Invités: Saïd Youssef, professeur d'économie à l'Université Hassan II de Casablanca et consultan et Hicham El Bayed, docteur en économie, maître de conférences et consultant
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Informel : quand l’économie du quotidien échappe aux radars officiels
Au Maroc, l’économie ne se résume pas aux usines, aux banques et aux grandes entreprises formelles. Une partie importante de l’activité économique se déroule dans l’informel, ce vaste ensemble d’activités non enregistrées, non réglementées, souvent payées en cash et en dehors des circuits officiels. Selon un rapport de la Banque mondiale, environ 83 % des entreprises marocaines opèrent de manière informelle — bien plus que dans des pays voisins comme le Liban ou la Jordanie.
D’après les données récentes du Haut-Commissariat au Plan, plus de 2 millions d’unités de production informelles (UPI) existent aujourd’hui au Maroc, concentrées dans le commerce, les services et le bâtiment, avec une nette prédominance d’unités d’une seule personne.
Franck Mathiau
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