L’émigration marocaine est un phénomène ancien, mais son
impact sur l’économie et le marché du travail ne cesse de croître. D’un côté, elle agit comme une valve de sécurité, soulageant
un marché du travail saturé et générant plus de 8% du PIB en transferts
financiers. De l’autre, elle affaiblit l’économie nationale en privant
des secteurs clés – santé, ingénierie, enseignement – de talents formés au
Maroc.
Faut-il voir l’émigration comme une opportunité ou une
menace pour le développement économique du pays ?
Le Maroc peut-il se permettre de perdre chaque année des
milliers de médecins, ingénieurs et chercheurs ?
Comment transformer ce phénomène en un levier de croissance
et non en une hémorragie de compétences ?